LE 8 NOVEMBRE DERNIER, LE PRÉSIDENT FRANÇAIS EMMANUEL MACRON A INAUGURÉ LE LOUVRE ABU DHABI, EN PRÉSENCE DU ROI DU MAROC MOHAMMED VI ET DE L’ÉMIR D’ABU DHABI KHALIFA BEN ZAYED AL-NAHYANE. PREMIÈRE CONCRÉTISATION D’UN GRAND PROJET CULTUREL LANCÉ EN 2007, L’ÉDIFICE A ÉTÉ RÉALISÉ PAR L’ARCHITECTE JEAN NOUVEL ET ABRITE DÉJA UNE IMPRESSIONNANTE COLLECTION.
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Orchestré par Sybille de Margerie, ce rêve de chalet en symbiose avec la nature modernise la tradition. Ode riche en couleurs et en émotions aux cimes de la station la plus huppée de Savoie, il témoigne d’une créativité renouvelée.
Adossé à la roche, le chalet construit dans la pure tradition tarentaise célèbre la pierre grise, le bois teinté, naturel ou blanchi, et l’ardoise. Omniprésents, forêts et alpages bordent le monde feutré de ce joyau qui se déploie sur 900 m². Dès l’entrée habillée de noyer, les volumes invitent une spectaculaire sculpture contemporaine, brillante comme un astre, dont les reflets inondent l’élégant agencement intérieur. La majestueuse cheminée du salon s’impose comme le point d’orgue de la convivialité. Le choix des étoffes (Dedar, Zimmer + Rhode, Pierre Frey…), du cuir, des tapis Tai Ping et de la fourrure réchauffe de son camaïeu tabac, camel et beige cet univers de haute montagne. Une table ronde en ébène et bronze (Tornasole Promemoria) trône dans la salle à manger alors que le soleil s’invite en une suspension de bronze brossé (Henge). Sous un ciel de poutres, l’une des trois master bedrooms ose une tête de lit en bois brûlé. Dressing et salle de bains hollywoodiens démultiplient cet espace blanc par un subtil jeu de miroirs offrant au visiteur un voyage initiatique tout en harmonie.
Publié dans les MAISONSÀ Achrafié, dans une rue parallèle à la route de Damas et face à l’université Saint- Joseph, un 450 m² a été entièrement remodelé et repensé par les architectes Wissam Moubarak et Nisrine Nasr de l’agence de design Askdeco. Sobre et épuré, cet appartement est le miroir par excellence d’un design contemporain cohérent. Niché dans un immeuble signé Bernard Khoury, il est en harmonie avec l’architecture qui l’abrite.
En réorganisant l’espace de deux appartements réunis, et en abattant les murs de séparation, Wissam Moubarak et Nisrine Nasr ont réussi à créer un loft de célibataire empreint de caractère. Réinventer les volumes pour créer des circulations dégagées et mettre en relief la lumière naturelle prodiguée par les larges baies vitrées constituaient des enjeux primordiaux. Il en résulte un grand espace plurifonctionnel dans lequel se succèdent un salon formel et convivial à la fois, un espace bibliothèque, une salle à manger et une cuisine ouverte. Élément pivot dans l’agencement de l’appartement, un monolithe en marbre décoratif (Snow Ray Light) a été imaginé par les designers pour séparer sans cloisonner. D’un coté, un poste de télévision audessus d’une console Fornasetti conçue sur mesure et accompagnée d’enceintes coniques de chez Bang & Olufsen; de l’autre, un coin lecture qui, avec son imposante bibliothèque, dynamise l’uniformité décorative.
Publié dans les MAISONSsamedi, 16 décembre 2017 03:47À Montmartre: Chez Tristan Auer, incubateur d’idées
Écrit par Super UserUn ancien parking en guise d’appartement? Rien d’étonnant pour un designer atypique qui ne craint pas les défis… et qui se passionne pour les anciennes voitures! Caprice d’une star du design à qui tout semble réussir? Pas vraiment, puisque Tristan Auer a investi les lieux il y a une quinzaine d’années déjà. À l’époque il ne savait pas encore qu’il serait élu créateur de l’année sur le salon M&O et qu’il se verrait confier la conception d’une partie du mythique Hôtel de Crillon.
Quand en 2005 Tristan Auer visite ce plateau de 190 m² au pied de la butte Montmartre, il craque surtout pour les volumes et les multiples possibilités d’aménagement de ce qui allait devenir son appartement familial. Après avoir passé quelques années au rez-de-chaussée de cet ancien bâtiment industriel des années 30, le designer a eu l’opportunité d’acquérir le penthouse. Un duplex doté de larges baies vitrées avec une vue imprenable sur la basilique du Sacré-Cœur toute proche. Une aubaine pour un designer habitué à travailler pour les autres que de se lancer à nouveau dans l’aménagement d’un chez-soi sur mesure. Qui plus est dans le même immeuble au charme inouï; celui-là même qui servit de décor au film Diva de Jean-Jacques Beineix.
Publié dans les MAISONSChrystyna Styranka Salam, Ukrainienne mariée à un Libanais, transforme sa maison au cœur de Beyrouth en une galerie d’art où elle «accompagne» ses visiteurs dans leur découverte et leur choix de pièces uniques, surtout en céramique. Un parcours personnel et artistique pour garder en elle sa zemla, la terre natale.
Elle a bien des choses à raconter sur un passé riche en émotions et en partances. Son naturel donne le ton à la rencontre, empreinte de poésie et de nostalgie. La maîtresse des lieux porte en elle, comme une seconde peau, un mélange de cultures auxquelles elle est restée fidèle. Chrystyna Salam, enchantée de figurer dans la rubrique Vivre autrement de Déco Magazine, présente son époux Oussama avec un «C’est lui mon vivre autrement», enchaînant sur la rencontre, en 1983 dans sa galerie d’art parisienne, avec cet homme «devenu (sa) terre, (sa) patrie». Elle déroule ensuite un fil d’Ariane surprenant que l’on écoute comme un conte venu d’ailleurs: ses parents ont quitté l’ouest de l’Ukraine et se sont transformés en réfugiés politiques. C’était l’exil (forcé et amer) ou la mort. Sa mère est alors enceinte d’elle et Chrystyna naît «sur la route» à Stryj. Elle vit dans un nid d’amour centré autour de la voix de sa grand-mère et de cette langue où elle puise sa force et son identité. La famille passe quatre longues années dans un camp de «personnes déplacées», comme elle dit avec pudeur. Les Ukrainiens, avec leur faculté à ressusciter leur univers et «musiciens dans l’âme», y créent une école, un chœur et une compagnie de danse.
La Tunisie sera la destination suivante, proposée à 300 familles. Chrystyna se souvient de Ben Metir, des 353 marches pour accéder à l’école et surtout de son premier contact avec la langue française. Après un rapide passage en France, 1957 sera l’année Canada dans une vraie maison à Toronto: «notre première petite terre», confie-t-elle. La jeune universitaire en Modern Language & Litterature rêve pourtant de la France où elle désire créer quelque chose. «Cette destination faisait partie de moi». Elle déploie ses ailes entre l’École de tourisme et celle du Louvre où elle travaille auprès de André Schoeller, s’imprègne d’art et devient galeriste.
Publié dans les MAISONSRedonner à une maison son caractère oriental n’est pas un exercice facile. C’est pourtant l’un de ceux qu’affectionne l’architecte d’intérieur Serge Brunst. Il sait, avec la difficulté, inventer de superbes détours. Comme avec cette villa située au cœur d’Achrafié, et acquise par la famille Assouad il y a sept ans.
Avec ses murs ocres et beaucoup de bois sombre, cette maison ancienne classique, habitée à l’époque par un joueur de basket de renommée internationale, ressemblait à un ranch californien. Autour du hall central, une petite salle à manger et une grande salle de cinéma confirment que l’ambiance et les priorités étaient résolument américaines. Sollicités par les nouveaux propriétaires, les bureaux Serge Brunst ne cachent pas qu’ils ont été choisis en tant que spécialistes des maisons anciennes. D’abord architecte des lieux, Serge Brunst en sera ensuite le décorateur. Des changements notables ont été nécessaires au niveau de la circulation interne. «Seule la cuisine est restée à son emplacement initial», explique-t-il en racontant les étapes d’une aventure qui a duré près d’un an et demi.
Publié dans les MAISONSEn plein cœur du quartier de Gemmayze, une âme d’esthète a investi les murs d’une ancienne bâtisse. Elle s’y promène de pièce en pièce, à la manière d’un effluve. Effleurant les tissus soyeux, caressant les essences précieuses avec un naturel évanescent.
C’est avec ce même naturel que la propriétaire des lieux nous reçoit, silhouette longiligne et gracieuse, dans cet immeuble du quartier de Gemmayze. Elle l’a acquis il y a une dizaine d’années pour en faire l’écrin de son incroyable collection de meubles, chinés ou achetés dans des ventes aux enchères ou sur des sites spécialisés en négoce de meubles d’auteur, signés ou estampillés par les plus grands noms des arts décoratifs.
La démarche rappelle celle de l’écrivain nobélisé Orhan Pamuk qui a édifié son propre musée de l’Innocence en référence à la trame même de son roman éponyme; un musée constitué d’objets collectés au gré de ses émotions et de ses envies. Ce sont alors les objets qui inspirent l’histoire et donnent leurs titres aux chapitres de ce vertigineux roman d’amour.
Publié dans les MAISONS-
LE LOUVRE ABU DHABI, UN MUSÉE DANS LE DÉSERT
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C’était hier. La résidence du président
Il y a des lieux mythiques qui attisent notre curiosité mais aussi notre nostalgie. Le palais présidentiel en fait partie, ses locataires particuliers ayant, chacun a sa manière, écrit l’Histoire. Retour en 1969 et aux derniers mois du mandat de Charles Hélou, lorsque le bureau Michel Harmouch a la tâche de remettre sur pied la résidence de monsieur le Président.
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